Depuis les années 1990, la plupart des pays européens ont profondément réformé leur fonction publique, contrairement à la France, restée attachée à un modèle devenu rigide, coûteux et moins attractif.
Conçu après 1945 pour garantir stabilité et neutralité, ce système souffre aujourd’hui d’un manque de flexibilité, de carrières trop figées et de difficultés à recruter. Plusieurs pays comme la Suède, la Nouvelle-Zélande ou la Suisse ont modernisé leur administration en introduisant contractualisation, autonomie managériale et culture du résultat, tout en améliorant l’efficacité des services publics.
La France pourrait s’inspirer de ces exemples en réservant le statut de fonctionnaire aux missions régaliennes et en développant progressivement des contrats pour les autres fonctions.
Cette transition devrait être accompagnée par des dispositifs de formation, de reconversion et une gestion par objectifs afin de rendre l’administration plus efficace et plus attractive.