L’imagerie médicale est aujourd’hui un pilier central de la médecine moderne et un déterminant majeur de la qualité des soins. Contrairement à une idée répandue, elle ne constitue pas seulement une dépense, mais un investissement permettant de réduire les coûts globaux du système de santé.
Un examen d’imagerie coûte entre 80 et 200 €, quand une journée d’hospitalisation approche 950 €. Surtout, un diagnostic tardif peut multiplier par deux à sept le coût total d’une maladie, notamment en cancérologie. L’accès rapide à l’imagerie améliore donc la survie des patients, réduit les complications et évite des traitements lourds.
À l’inverse, les politiques de réduction tarifaire entraînent une baisse de l’offre, des délais plus longs et des diagnostics plus tardifs, générant des surcoûts pour le système de santé. Les expériences étrangères montrent que ces politiques aggravent les inégalités territoriales et détériorent les résultats sanitaires.
La solution la plus efficace consiste non pas à réduire l’imagerie, mais à améliorer la pertinence des examens, c’est-à-dire réaliser le bon examen, au bon moment, pour le bon patient. Les pays ayant adopté cette approche ont réduit les délais diagnostiques et amélioré la survie tout en maîtrisant les dépenses.
L’imagerie doit donc être considérée comme une infrastructure stratégique pour la performance du système de santé.