La Joconde prend vie grâce à l’intelligence artificielle de Samsung.

Source : Siècle Digital

Des chercheurs du Samsung AI Center ont développé une intelligence artificielle capable de donner vie à des visages à partir de photographies ou de peintures. L’IA est capable de reproduire les mimiques, les sourires, les haussements de sourcils, les clignements des yeux et même de simuler l’articulation de syllabes. On peut notamment voir la Joconde parler et bouger sa tête. On se laisse impressionner par la capacité de l’IA à simuler les mouvements de la tête et du visage à partir d’une image fixe. L’IA est également capable de générer ses propres oeuvres. Le « portrait » d’Edmond de Belamy a notamment été vendu 430.000$. Pour le moment, l’application de cette technologie se limite au visage et au haut du torse mais on peut imaginer qu’un jour l’IA soit capable de mettre en mouvement un corps entier et pourquoi pas, un paysage.

Notre Analyse : En donnant vie à Anna Karénine ou la Joconde, cette intelligence artificielle réalise plus qu’une prouesse technique, elle rend l’art plus vrai qu’il ne l’a jamais été. Admirer la Joconde prendre vie est un spectacle incroyable, une continuation de l’oeuvre de De Vinci qui était déjà étonnamment réaliste. Mais cette prouesse technique n’ouvre-t-elle pas une boite de pandore ? Cette technologie pourrait faire entre les « fake news » dans une nouvelle dimension. Les falsificateurs du réel et manipulateurs d’opinion disposent maintenant d’un outil puissant. La technologie n’est pas encore parfaite, mais elle n’en est qu’à ses balbutiements et est amenée à se perfectionner. Lorsque l’IA aura atteint un tel niveau de perfection, au point où un humain ne pourra plus faire la différence entre une vidéo truquée et une vidéo authentique, comment distinguerons nous le vrai du faux ? Les fake news se propageront à une vitesse incontrôlable, le vrai se mélangera avec le faux, le faux avec le vrai et l’information nous brouillera plus qu’elle nous éclairera. Il faudra identifier les sources fiables et prévoir des boucliers pour se protéger des falsifications.

Un robot-livreur capable de livrer un colis jusqu’au pas de la porte du destinataire.

Source : Ford Motor Company (Youtube)

Ford Motor Company a publié sur sa chaîne Youtube une vidéo promotionnelle d’un robot bipède capable de livrer un colis à domicile. Le robot est en embarqué dans un véhicule autonome qui, une fois arrivé à l’adresse indiquée, se gare puis ouvre son coffre. Le robot sort et se déplace sur ses deux jambes pour apporter le colis jusqu’au pas de la porte du destinataire. Ce dernier est ensuite averti d’un SMS que son colis est arrivé et l’attend devant chez lui.

Notre Analyse : Avec cette solution, Ford a trouvé un moyen de mettre fin au problème du dernier kilomètre. Ce problème est bien connu en logistique. Il désigne le fait que le dernier kilomètre est le plus coûteux de la chaine logistique car le colis quitte le transport de masse pour être livré à l’adresse indiquée. Ainsi, à mesure que le colis se rapproche de sa destination, le coût unitaire du transport augmente. Un des moyens de lutter contre ce problème est de sortir les humains de la chaîne logistique afin d’abaisser le coût marginal de la livraison à zéro. C’est maintenant possible grâce aux progrès des véhicules autonomes. Si le robot bipède de Ford est une solution, il en existe d’autres, notamment la livraison par drones, envisagée par Amazon, ou encore le robot-livreur sur roues de Fedex. Chaque moyen a ses avantages et inconvénients. La livraison par drone apparaît comme le mode de livraison le plus adéquat pour réduire le coût du dernier kilomètre mais le poids des paquets que ces drones sont en mesure de transporter est limité. De plus, cela requiert une réelle coordination sur l’usage de l’espace aérien et l’appui des pouvoirs publics. L’avantage du robot de Ford est qu’il peut être transporté dans une voiture et donc effectuer les longs trajets plus rapidement, mais sur ses deux jambes, il parait encore très lent et vulnérable. Le robot-livreur de Fedex est plus rapide car monté sur roues mais il n’a pas été prévu pour être transporté dans une voiture, ce qui limite la distance qu’il peut parcourir. A chaque situation sa solution.

Lilium a réussi à faire voler son taxi aérien avec succès

Source : Siècle Digital

Le prototype réalisé par la start-up allemande peut transporter jusqu’à 5 personnes, décoller et atterrir à la verticale (grâce à des propulseurs pouvant changer de position). Avec ses 36 moteurs électriques, l’engin volant peut atteindre une vitesse de pointe de 300 km/h et dispose d’une autonomie de 300 km (pour une vitesse de croisière lui permettant d’utiliser seulement 10% des 2000 chevaux produits par les moteurs)L’objectif de Lilium est de révolutionner la mobilité urbaine en utilisant un nouvel espace de déplacement : l’aérien. Lilium prévoit une commercialisation en 2025 et cible la France comme un de ses premiers marchés. D’autres grandes entreprises travaillent sur des transports urbains volants comme Boeing ou Rolls-Royce.

Notre Analyse : L’étude de nouveaux moyens de déplacements dans les grandes métropoles est de plus en plus présente. C’était par exemple le cas avec le SeaBubble, un taxi nautique testé sur la Seine en mai 2018. Ces nouvelles solutions peuvent être une réponse à l’engorgement des centres-villes des grandes métropoles et de la hausse des temps moyen de transports. Le défis technologique de ce dispositif de taxi volant est une première étape mais le plus dur reste à venir. La réelle mise en place de taxi volant à Paris est pour le moment une utopie. Il convient de dresser les difficultés à venir pour ces entreprises souhaitant commercialiser leurs engins : élaborer un code des airs, surmonter la difficulté des véhicules autonomes (de nombreuses difficultés ne sont toujours résolues aujourd’hui), rassurer les autorités publiques ainsi que le populations quant à la sécurité des véhicules, créer des points d’atterrissage dans des villes déjà très denses… Ces nouveaux modes de transports sont importants pour répondre à nos enjeux contemporains de déplacements mais leur mise en place s’avère compliquée. De nombreux acteurs ciblent ce futur mode de transport comme Airbus et la RATP qui ont créé un partenariat afin de commercialiser des engins volants à Paris pour 2025.

Conséquence du décret Trump, Google prive Huawei d’Android

Source : Les Echos

Dans la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, Trump envoie une nouvelle attaque. Ainsi Google ne fournira plus son système d’exploitation Android à la marque chinoise Huawei. Quelques semaines avant, Huawei avait annoncé travailler sur un nouveau système d’exploitation.  Deuxième fabricant de smartphones au monde (derrière Samsung), la décision américaine est lourde (que ce soit pour Google ou pour Huawei).

Notre Analyse : Cette décision n’aura pas d’impact sur les ventes effectuées en Chine car la plupart des services de Google (YouTube, Chrome, Play Store…) y sont interdites. Par ailleurs, cela aura des répercussions importantes en Europe où la vente de mobiles Huawei est en forte croissance. Ainsi les volontés d’internationalisation de la marque chinoise se trouvent contrariées. Le scénario le plus probable pour la suite est que Huawei mette en place son propre réseau d’exploitation et stagne sur une consommation domestique. Il est en effet difficile d’imaginer que les utilisateurs de Huawei, se retrouvant sans Google et ses services, décident de rester fidèle au géant chinois.

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