Business poubelle : Shanghai punit ceux qui ne recyclent pas et les géants de la tech en profitent

Source : L’ADN

Depuis le début du mois de juillet, la ville de Shanghai a mis en place un système de recyclage rigoureux en créant 4 catégories de déchets : déchets humides (restes de nourriture), déchets secs (déchets résiduels), déchets toxiques et déchets recyclables. Ce nouveau système est accompagné de sanctions en cas de tri mal effectué. Un QR code est installé sur les sacs poubelles ce qui permet de remonter la piste du mauvais trieur. Les sanctions sont estimées entre 6 000 et 60 000€ pour les entreprises et entre 7 et 25€ pour les particuliers. De plus, la sanction peut aussi s’accompagner d’une baisse de la note sociale qui rappelons le, peut impacter la liberté de circulation des chinois, leur accès à certains magasins ou prêts bancaires etc. Il existe aussi des récompenses de quelques centimes pour les foyers respectant le nouveau tri. Pour le moment, les habitants rencontrent des difficultés pour trier. Les géants du numérique chinois ont donc créé des applications afin d’éviter les erreurs. Celle d’Alipay, filiale de paiement d’Alibaba, comptait déjà 1 million d’utilisateurs trois jours après son lancement.

Analyse : La Chine est aujourd’hui responsable d’une part significative de la pollution mondiale. La pollution de l’air en Chine aurait provoqué 1,2 million de morts prématurées en 2010, soit près de 40 % du total mondial. De nombreuses décisions ont déjà été prises et se révèlent extrêmement efficaces (notamment dans le remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques dans les grandes villes). L’aspect autoritaire du régime est, d’un point de vue écologique, un outil très puissant. La Chine représente une part considérable dans la pollution mondiale et chaque décision qui va vers davantage d’écologie participe énormément à la lutte contre le réchauffement climatique du fait du nombre de personnes touchées. En Chine, la lutte contre la pollution passe par la menace de voir sa note sociale baisser ou de devoir payer une amende. Cette démarche extrême sera sans doute très efficace. Rappelons qu’en France aussi nous sommes potentiellement redevable d’une amende de 35€ pour du verre ou du plastique dans la mauvaise poubelle mais pour le moment la technologie ne s’en mêle pas. 

 

« Grâce à la génétique, on pourrait personnaliser l’école »

Source : Usbek & Rica

À l’occasion de son passage en France pour participer à l’USI 2019, le journal Usbek & Rica a interrogé le psychologue et généticien Robert Plumin, pionnier de la génétique du comportement et des « twin studies » — cette méthode permet d’isoler le facteur « génétique » des autres, notamment l’environnement. Selon ce dernier, on persiste à s’auto-persuader que l’intelligence s’explique principalement par notre environnement et que l’éducation serait en mesure de gommer les inégalités sociales, or en réalité la part génétique est plus importante que l’on ne souhaite l’accepter. Il a suivi 15.000 paires de jumeaux de leur naissance à leur 21 ans et a estimé que la part d’hérédité dans les résultats scolaires était d’environ 60%. Certes l’environnement joue un rôle, mais la génétique prime explique le spécialiste. Ainsi, « l’école ça compte, mais elle ne fait pas la différence », affirme-t-il. Mais c’est, selon lui, plutôt une bonne nouvelle : la connaissance du génome de nos enfants permettra à l’avenir d’adapter l’éducation à leurs besoins, à qui ils sont vraiment, plutôt que d’appliquer à tout le monde la même méthode sans considération pour les différences individuelles. Il en va de même pour la santé, la connaissance de notre patrimoine génétique, permettra de prévenir plutôt que guérir.

Analyse : L’influence des gènes sur nos capacités intellectuelles est le tabou de notre société construite sur l’idéal d’égalité des chances et de méritocratie. Cette idée énoncée par Robert Plumin ne plairait d’ailleurs pas à Pierre Bourdieu, pour qui l’idée de l’existence d’inégalités génétiques était insupportable et qui dénonçait un « racisme de l’intelligence ». Selon lui, c’était avant tout le capital culturel qui était héréditaire et influençait le résultat des élèves. Mais les travaux sociologiques de Bourdieu, aussi rigoureux soient-ils, ne permettent pas une lecture aussi fine que les twin studies, les études génétiques et les neurosciences qui permettent une compréhension accrue du fonctionnement de notre cerveau et de la transmission des aptitudes. Les relations de corrélation soulignées par Bourdieu ne semblent finalement pas être des relations de causalité. C’est important car cela signifie que les efforts qui ont été investis dans le domaine de l’éducation sur la base du paradigme bourdieusien sont vains. Toutefois, Robert Plumin parvient à transformer une fatalité en opportunité. L’éducation est en passe de devenir une vraie science, ce qui aura sûrement des conséquences bénéfiques sur notre système éducatif, à condition de mettre de côté l’idéologie.

 

Elon Musk et Neuralink annoncent que l’interface cerveau-machine est prête pour les humains

Source : FrAndroid

Elon Musk a annoncé cette semaine les avances des recherches de sa start-up Neuralink, dont l’objectif est de développer une interface « cerveau-machine » qui permette de connecter notre cerveau aux ordinateurs. Musk a notamment dévoilé des fils flexibles extrêmement fins, de 4 à 6 µm (contre 50 à 100 µm pour des cheveux) afin de lier les neurones à une puce électronique. Un robot de neuro-chirurgie a également été présenté. Sa précision accrue permettrait d’éviter d’endommager le cerveau lors de l’opération. Il serait capable d’insérer six fils par minute. L’installation de l’interface nécessiterait néanmoins de percer des trous dans le crâne — le but étant d’atteindre le cerveau. Enfin, a été dévoilé une puce électronique capable de lire et amplifier les signaux du cerveau. Les tests menés sur les rats furent prometteuses : les chercheurs ont été capables de lire les pensées des animaux et de collecter dix fois plus de données qu’avec les technologies actuelles. Neuralink se dit prête à tester sa technologie sur des humains dès 2020. Les utilisations concrètes de cette technologie sont multiples : contrôler un ordinateur par la pensée, télécharger une nouvelle langue dans son cerveau ou échanger des idées sous forme numérique. Ces solutions pourraient être proposées aux patients souffrant de paralysie mais, à terme, l’objectif de Musk est bien évidemment de démocratiser ces technologies pour améliorer les capacités humaines.

Analyse :  Cette annonce est sûrement une des annonces les plus importantes de l’année 2019. Le projet transhumaniste se précise progressivement et il est fort probable que le futur où un nombre croissant d’êtres humains décideront d’augmenter leurs capacités est plus proche qu’on ne l’imagine. Un tel pouvoir pose de sérieuses questions éthiques. Car c’est bien du pouvoir de créer, de nos propres mains, une nouvelle espèce humaine que l’on parle. Mais au delà de l’éthique, le vrai problème soulevé par la fusion homme-machine est celui de la vie privée. L’internet des objets est déjà extrêmement controversé en ce qu’il permet de recueillir des données sur l’activité numérique des utilisateurs, mais lorsque notre cerveau deviendra lui aussi un objet connecté parmi tant d’autres, nous deviendrons nous-mêmes traçables. Nos plus intimes pensées, même celles que l’on ne contrôle pas, deviendraient de vulgaires données exploitables. On pourrait imaginer un régime totalitaire où le branchement à une technologie similaire deviendrait obligatoire. Il n’y aurait alors plus moyen de se cacher. La vie privée serait tout simplement abolie. Mais les avantages de cette technologie ne sont pas non plus négligeables. Qui ne rêve pas d’insérer Google dans son cerveau ? La perspective du téléchargement instantané du savoir est plus attrayante que celle de l’apprentissage long et fastidieux. Et même si on était personnellement contre, il deviendrait impossible de concurrencer ceux qui font le choix de s’augmenter. Difficile, donc, de ne pas conclure que l’ère transhumaniste est inéluctable, avec toutes les menaces qu’elle fait peser.

 

Les robots peuvent-ils résoudre la problématique des logements abordables ?

Source : Politico

Des robots dotés de bras permettant de construire des maisons en un temps record et à moindre frais, c’est une potentielle solution pour résoudre la crise du logement bon marché. De nombreuses start-up se sont lancées dans la construction de maison 3D et ont la capacité de faire sortir de terre une maison de 50 à 70 m² en moins de 24h pour un coût d’environ 4 000$. Il s’agit de logements simples qui pour le moment ont été pensés spécialement pour les pays en développement. Un autre avantage de cette méthode de construction vient aussi de sa capacité à éviter le gaspillage de ressources dans le processus de construction ; tout est prévu à l’avance et on sait exactement en amont la quantité et le type de chaque matériaux nécessaire pour réaliser la construction.

Analyse : Partout dans le monde des projets de construction 3D sortent de terre. En France des logements sociaux ont été construit en 2017 grâce à l’impression 3D à Nantes. Pour le moment les logements ne sont comparables avec les constructions classiques en termes de qualité mais cela s’améliorera avec le temps. Ainsi, aujourd’hui la plupart des projets visent l’habitat d’urgence. Cette technologie pourrait révolutionner les réponses suite à des catastrophes naturelles en envoyant des robots construire des logements pour les populations locales. Nous pouvons espérer qu’avec l’amélioration de la qualité, ce type de technologie pourrait fluidifier les déplacements de population et répondre au mieux aux attentes des travailleurs. Une meilleure adéquation territoriale entre l’offre et la demande de travail via la construction de logements 3D.

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