L’apprentissage d’une IA émet autant de carbone que 5 voitures

Source : Siècle digital

L’empreinte carbone de l’Intelligence Artificielle est terrible. C’est le résultat d’une étude de l’Université du Massachusetts qui montre que les différentes étapes de conception d’une IA sont très polluantes. En effet, le travail d’apprentissage des algorithmes est extrêmement énergivore du fait de l’utilisation massive des données. Ainsi, la pollution émise pour l’élaboration d’une IA équivaut à la pollution engendrée par 5 voitures tout au long de leur vie. De plus, aujourd’hui l’industrie de l’IA est en pleine expansion et la demande pour ces algorithme ne cesse de croitre ce qui ne prédit pas un ralentissement de cette nouvelle forme de pollution.

Notre Analyse : Certes le processus d’apprentissage de l’Intelligence Artificielle est énergivore mais il faut aussi mettre en avant le gains énergétiques permis par l’IA. Ainsi, de nombreuses initiatives mobilisent l’IA pour lutter contre la pollution des écosystèmes, pour améliorer la préservation des océans, pour rendre les villes plus vertes etc. L’IA permet de rationaliser les processus de production, les flux routiers… et via toutes ces applications, permet de réduire les émissions au niveau mondial. De plus, la pollution engendrée par les algorithmes dépend aussi de la source de production énergétique. Il existe par exemple moins polluant d’utiliser de l’électricité française (peu carbonée grâce au nucléaire) que allemande (beaucoup plus carbonée à cause des centrales à charbon). Les algorithmes polluent mais leur utilisation peut être une méthode efficace pour lutter contre le dérèglement climatique : la transition numérique peut être au service de la transition écologique. Pour Pascal Canfin (DG de WWF France) « Nous sommes à un moment de bascule : le numérique peut tout autant augmenter notre empreinte écologique que nous apporter les opportunités pour la réduire et accélérer la transition ».

Concurrence : l’étau se resserre autour des GAFA aux Etats-Unis

Source : La Tribune

Une nouvelle enquête vient d’être lancée par le département de la Justice et l’Autorité de la concurrence américaine (FTC) sur les géants du numérique. Dans le viseur de ces deux autorités publiques américaines : la concurrence sur les marchés numériques. Ainsi d’après la commission « un petit nombre de plateformes dominantes et non régulées a des pouvoirs extraordinaires sur le commerce, la communication et l’information en ligne ». Les potentielles enquêtes devraient se concentrer davantage sur Google et Facebook soupçonnés d’abus de position dominante concernant la régie publicitaire : à elles deux, ces plateformes concentrent 59% du marché publicitaire américain.

Notre Analyse : A l’heure où de nombreux spécialistes s’interrogent sur la puissance démesurée des GAFA et BATX sur le monde, où leur puissance est souvent considérée comme plus importante que celle de certains Etats, l’annonce de ces enquêtes publiques a fait plonger les titres de ces géants du numérique. Ces enquêtes marquent un tournant dans le secteur de la tech car ces entreprises sont restées très longtemps à l’abri des régulations et des règles de la concurrence. Cette décision fait suite à une année 2018 marquée par des polémiques à répétition pour les géants de la tech. Cela a notamment été le cas pour Facebook via le scandale de Cambridge Analytica qui avait mis la main sur 87 millions de données personnelles pour des fins politiques. Sans suivre certaines voix, comme celle de la démocrate Elizabeth Warren qui demandent le démantèlement des GAFA, il est nécessaire de contrôler leurs activités et de montrer que tout n’est pas autorisé même pour les mastodontes du numérique.

La Russie et l’Iran développent un internet isolé du reste du monde

Source : Wired

Le mois dernier l’Iran a annoncé que son « réseau d’information national » (un internet local) était prêt à 80%. De même, la Russie aurait lancé cette année un projet visant à développer un internet limité aux frontières du pays. Ces mesures répondent au risque croissant de cyber-attaques. L’Iran subit les menaces de sanction des États-Unis mais a déjà été victime de telles attaques. L’isolation de leur réseau internet serait un moyen de s’en prémunir. Toutefois, il est fort probable qu’un des objectifs inavoués soit de saboter les libertés individuelles des utilisateurs en contrôlant le flux d’information. Le risque est que ces initiatives inspirent d’autres pays et conduisent progressivement à l’effondrement de l’Internet mondialisé tel que nous le connaissons.

Analyse : A l’origine, le « WorldWide Web » était porté par l’idée d’abattre les murs et de créer des communautés au delà des frontières définies par les États-Nations. Internet a créé des ponts entre les individus des différents coins du monde et ringardisé le réflexe primitif du repli sur soi. Trente ans plus tard, ses bienfaits ne semblent plus compenser les énormes risques qui accompagnent cette ouverture sur le monde. La fin de l’Internet mondialisé signerait le début de l’ère des barricades. On peut toutefois garder espoir. En réalité, c’est contre les États-Unis et les menaces de cyberattaques que ces pays se dressent. Ils n’ont pas intérêt à se couper du monde, juste à se protéger d’attaques potentiellement dévastatrices. Le jour où Donald Trump réalisera que ses menaces et sanctions peuvent facilement être contournées, il se ravisera et optera pour une manière plus diplomatique (et efficace) de régler les conflits.

Une IA est capable de prédire votre visage en écoutant seulement votre voix

Source : Journal du Geek

Des chercheurs du MIT sont parvenus à développer une IA capable de « reconstruire » le visage d’une personne juste en écoutant sa voix. L’IA s’est entrainée à partir de vidéo sur Youtube et d’autres plateformes et a trouvé des relations entre les éléments biométriques et les sons. Si les résultats ne sont pas très précis, les prédictions sont tout de même ressemblantes.

Analyse : Qui était courant que sa voix était liée à son visage (ou inversement) ?  Aussi fascinant que cela puisse paraître, c’est surtout inquiétant. Les résultats sont impressionnants et il y a nul doute que l’IA va faire des progrès. Cet exemple qui fait peser une menace sur la dissimulation de notre identité vient s’ajouter aux autres. Nous entrons progressivement vers une société de « transparence » où il y aurait plus d’endroit où se cacher, plus d’endroit où protéger son intimité des regards indiscrets. Cela aurait bien sûr des avantages. Il serait notamment plus facile de traquer les criminels. Mais la définition de « criminel » varie en fonction des époques et des régimes politiques. Nous n’avons « rien à cacher » jusqu’au jour où être libre deviendra un crime. Ce jour là, l’arsenal de surveillance et de contrôle de la population sera déjà en place, il n’y aura plus qu’à l’utiliser.   

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