SpaceX et la pollution de l’espace

Source : Usbek & Rica

Le 23 mai, une traînée de 60 satellites a été envoyée en orbite par la société SpaceX d’Elon Musk. A long terme, ce projet appelé Starlink, qui a pour but de fournir une connexion internet haut débit partout dans le monde, pourrait compter jusqu’à 12 000 satellites. Malgré une image exceptionnelle du lancement et une grande ambition de rendre l’Internet accessible à tous, ce projet a été critiqué par les scientifiques. Le 3 juin l’Union astronomique internationale a fait une déclaration pour un appel aux actions urgentes de régulation face à ce type de constellations de satellites.

Notre analyse : Aujourd’hui, le développement des satellites de type SpaceX est en plein essor. Dans le contexte du besoin croissant des télécommunications omniprésentes et de haute qualité, on prévoit une amplification du nombre des satellites visant à fournir un accès Internet dans les années qui viennent, notamment avec un élargissement de nombreux projets tels que Kuiper par Amazon ou Athena par Facebook. Toutefois, le but initial de démocratisation de l’Internet n’a pas empêché les scientifiques de se rendre compte des risques potentiels de ce type de technologie – un ciel menacé par la pollution avec des milliers de satellites. Selon l’Union astronomique internationale (UAI) – une association regroupant plus de 13 000 professionnels de l’astronomie – les satellites apportent plusieurs inconvénients à la communauté scientifique ainsi qu’à l’ensemble de la population. Parmi les principaux risques, celui de la pollution visuelle va de pair avec la complication de la réalisation de certaines découvertes. Les membres de l’UAI alertent sur le fait que la surface métallique réfléchissante perturbe les grands télescopes astronomiques situés sur la terre et que les signaux radio puissants émis par ces satellites puissent avoir des conséquences sur la radioastronomie. Tandis que des scientifiques appellent à une action urgente, la société se trouve devant un choix : viser l’Internet « mondial » en acceptant la propagation des satellites au détriment d’un ciel pur, ou privilégier la recherche scientifique en mettant en place un cadre règlementaire restrictif pour les satellites.   

L’intérêt des prothèses médicales imprimées en 3D

Source : Fast Company

Le coût actuel des prothèses est très élevé. Le prix des matériaux peut rapidement atteindre $1,000 pour la fabrication d’une prothèse. L’imprimante 3D est aujourd’hui capable de fabriquer des os, des mains en plastique ou même des dents. La main 3D n’est pas un dispositif médical mais remplit avant tout une mission sociale afin d’améliorer le quotidien des personnes privées de doigts ou de main. Les coûts de ces prothèses 3D ont beaucoup baissé. Aujourd’hui, il est possible de fabriquer une prothèse pour environ $4.

Notre analyse :L’utilisation de l’imprimante 3D pour la fabrication de prothèses est une révolution. La baisse des coûts est substantielle et permettra à de nombreuses nouvelles personnes de disposer de prothèses. L’avantage de l’imprimante 3D vient aussi de la facilité d’utilisation. Une imprimante 3D est facilement transportable et ne nécessite pas de beaucoup de compétences pour son utilisation. Ainsi de nombreuses populations pauvres pourront être équipées de nouvelles prothèses à moindre coût : on ne peut que se réjouir lorsque la technologie est au service du bien-être collectif.

Une champignon OGM – nouvelle arme contre le paludisme

Source : Le Point

Une expérience menée par les scientifiques américains au Burkina Faso a permis d’effondrer de 99 % les populations de moustiques transmettant le paludisme, une maladie infectieuse potentiellement mortelle, transmissible à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Un champignon Metarhizium pingshaensinfectant naturellement las moustiques porteurs de la maladie a été génétiquement modifié par un rajout d’une toxine particulière susceptible de les tuer plus rapidement.

Notre analyse : En commençant par toute petite expérience avec 1 500 moustiques pendant 45 jours, à terme ce projet suscite un espoir de faire disparaitre le paludisme. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, cette maladie cause environ un million de victimes par an dans le monde. Près de 40% de la population mondiale est exposée à la maladie et 500 millions de cas cliniques sont observés chaque année. La situation est d’autant plus effrayante que depuis plusieurs années les parasites deviennent résistants aux molécules antipaludiques et les moustiques craignent de moins en moins les insecticides. Aujourd’hui, dans le contexte où aucun vaccin n’est disponible, la réduction de 99% de la population des moustiques infectés lors d’une expérience est un véritable succès. Lors de sa première phase d’expérimentation de nombreux obstacles réglementaires doivent encore être éliminés pour étendre ladite méthode à d’autres régions. Toutefois, ayant pour but la distinction du paludisme dans les régions exposées, cette technique évoque des inquiétudes quant au danger d’un tel champignon pour d’autres familles d’insectes. Malgré les tests qui ont démontré que ce champignon n’était pas mortel pour d’autres insectes, comme les abeilles, on ne peut pas prévoir les effets potentiels néfastes en cas de son introduction et la propagation dans l’environnement naturel.

Facebook dans la dernière ligne droite pour sa cryptomonnai

Source : Les Echos

Le lancement de la cryptomonnaie de Facebook est prévu pour début 2020. Cette nouvelle monnaie devrait permettre aux 2 milliards d’utilisateurs du réseau (ainsi que ceux de Whatsapp et Instagram) de s’échanger directement des fonds. Afin d’acheter la cryptomonnaie de Facebook, il faudra, selon « The Information », se rendre à un distributeur de billets. Facebook devra donc faire des partenariats avec des banques afin de diffuser la monnaie via les ATM.

Notre analyse :Facebook possède un avantage majeur pour que cette nouvelle cryptomonnaie devienne un succès : il détient une grande communauté active ce qui représente un réservoir important de potentiels utilisateurs. Ainsi même si une infime proportion est séduite cela représentera des millions voire des dizaines de millions d’utilisateurs. De plus, Facebook renvoie une image d’une institution crédible pour émettre cette « GlobalCoin » (nom potentiel de la futur monnaie). Cette introduction de cryptomonnaie fait suite à la décision de Facebook d’intégrer le secteur du commerce en ligne (avec Facebook Marketplace). La diversification du géant américain est indispensable et ouvre de nombreuses nouvelles opportunités de développement.

 

Une pensée sur “Pollution de l’espace, prothèses imprimées en 3D, champignon OGM et cryptomonnaie : les infos à ne pas manquer de la semaine du 3 juin”

  1. pollution de l’espace
    la règle du jeu devrait être : pour 1 kilo lancé 100 kilos à récupérer sur les 3 orbites concomitantes
    (hypothèse : filets de récupération à vitesse quasi identique aux débris à capturer)
    déjà en 99 et même auparavant https://www.pourlascience.fr/sd/spatial/les-debris-spatiaux-3266.php

    prothèses médicales « 3D »
    les motorisations de ces prothèses sont relativement à la portée de bon nombre de techniciens en revanche le corps médical monte sur ses ergots vent debout pour empêcher quiconque de connecter les signaux issus du cerveau ou des articulations aux électroniques d’interface sauf que . . . les spécialistes (encore très souvent) de l’acupuncture ont les connaissances parfois supérieures aux chirurgiens et autres barbiers-charcutiers-traiteur 🙂

    champignon OGM – nouvelle arme contre le paludisme
    les effets indésirables sur la nature ne sont évidemment pas étudiés ne serait-ce que pour savoir !

    Facebook et sa cryptomonnaie
    En principe seuls les états ont le droit de battre monnaie malgré le fait que :
    IL N’Y A JAMAIS EU, IL N’Y A PAS ET IL N’Y AURA JAMAIS DE MONNAIE QUI VAILLE

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