La loi « avenir professionnel », prévoit une transformation durable et profonde de notre système de formation professionnelle. Pour l’Institut Sapiens, cette réforme est l’une des plus importantes du quinquennat, car seul un système de formation professionnelle agile, personnalisé et décentralisé, pourra permettre aux actifs dont le métier est impacté par la révolution numérique de pouvoir acquérir de nouvelles compétences et retrouver plus facilement un emploi.

Pour cette première édition des petits déjeuners de l’Institut Sapiens, nous avons eu le plaisir de recevoir Madame Catherine Fabre, députée de Gironde et rapporteur du projet de loi formation professionnelle, ainsi que Maître Guillaume Brédon, avocat, chercheur associé à l’Institut Sapiens et auteur du rapport Faire de la formation professionnelle l’assurance chômage du XXIe siècle.

Le texte, prévoit notamment :

  • De transformer le compte personnel de formation, en changeant le paiement des formations en heures en euros.
  • De recentrer l’actif au cœur de son parcours de compétences, pour le rendre acteur de sa formation.
  • De remettre la thématique de la formation professionnelle au cœur des entreprises et du dialogue social.
  • D’offrir plus de simplicité et de visibilité aux acteurs de terrain (entreprises, actifs) par la diminution du nombre d’acteurs de formation.
  • De créditer le CPF de chaque actif de 500€ par an (800€ pour les moins qualifiés).

Cette réforme, que l’on appelait de nos vœux, est la 13ème en 46 ans. Elle a le mérite de replacer l’actif au cœur de son parcours d’acquisition de compétences. Elle sera d’autant plus importante et nécessaire que de nombreux actifs risquent de se retrouver au chômage après la disparition de leur métier par l’automatisation et l’émergence de l’intelligence artificielle.

Pour notre expert, Guillaume Brédon, cette loi présente néanmoins certaines carences. Parmi elles, l’absence de réalisation d’études prospectives de la part du Parlement sur les métiers en tensions et les métiers en voie d’extinction, qui nécessitent ainsi le plus gros de l’effort national de formation.

 

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