Le siècle des données ne sera vivable que s’il est aussi celui des idées. Alors que les partis politiques ont trop souvent abandonné le champ de la réflexion, les think-tanks s’imposent comme d’importantes sources d’analyses et de prospectives.

Pour fêter notre premier anniversaire, nous avons souhaité évoquer le rôle des cercles de réflexion dans la démocratie à travers un débat ayant pour thème : « les partis politiques sont morts, vive les Think-tanks ». Il a rassemblé les représentants de plusieurs think-tanks français réputés : Maxime Sbaihi (Génération Libre), Hippolyte d’Albis (Cercle des économistes), Cécile Philippe (Institut Molinari), Denis Ferrand (Rexecode) et Eric Heyer (OFCE). Les débats étaient modérés par Marie Visot (Le Figaro) et Fabrice Lundy (Radio Classique).

Il est ressorti de ces discussions que le rôle des think-tanks, à l’instar des partis politiques qui se concentrent sur la prise du pouvoir, est la création et la diffusion d’idées. Le marché politique a en quelques sortes externalisé la création des idées car la quête du pouvoir est un travail à temps plein parfois contradictoire avec l’approche favorisée par les think-tanks basée sur l’indépendance et l’expertise. Les partis politiques et les think-tanks ne sont donc pas en compétition, ils sont complémentaires. Les think-tanks donnent un éclairage spécifique et irriguent le débat public en apportant du contenu et de l’analyse, qui se traduira ensuite dans la loi par la volonté politique, faisant des cercles de réflexion, des organes indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie.

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