La crise de la COVID-19 a révélé qu’il est indispensable pour une nation d’assumer des choix économiques et technologiques pour conserver une indépendance agricole, sanitaire et industrielle. Parmi les facteurs qui préserveront l’indépendance agricole française, le développement des biotechnologies agricoles et la réglementation
qui leur est appliquée dans l’Union européenne sont au cœur des enjeux.

La pandémie de la COVID-19 a mis l’économie mondiale à l’arrêt. Cette situation inédite a figé soudainement la mondialisation révélant l’importance stratégique des échanges internationaux et les conséquences de la division internationale du travail. Faute d’avoir  conservé les installations industrielles nécessaires sur le territoire national, certains pays sont dans l’incapacité d’affronter l’urgence sanitaire. La délocalisation de la production dans des pays où le coût de la main d’œuvre est plus attractif a conduit à cette situation qui se traduit par un manque de produits pourtant essentiels pour la santé d’un peuple que sont les médicaments, le matériel médical, des masques ou des vaccins. Notre système de soins est devenu dépendant de l’étranger.

Concernant l’agriculture, force est de constater qu’à coup de surtranspositions des normes européennes qu’illustre si bien le cas du glyphosate, ou de positions en pointe des gouvernants de notre pays dans l’Union européenne (UE) pour pousser au refus des biotechnologies vertes, depuis dix ans l’agriculture française décroche et perd des parts de marché, au point que la Cour des Comptes n’hésite plus en 2019 à parler de situation alarmante.

Après la dépendance sanitaire, la France sera-t-elle confrontée à la dépendance alimentaire ?

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