L’hypocrisie est mal comprise. En la classant dans la catégorie des maladies sociales, nous passons à côté de sa valeur. Nous oublions qu’elle est le socle de notre société.

Une méprise d’autant plus inquiétante que le monde actuel est en train de se bâtir sur son déni. C’est ce nouveau puritanisme qu’attaque et déconstruit ce livre.

Le numérique donne des armes décisives à ces nouveaux parangons de la vertu. Ils ont à leur disposition des techniques de persuasion et de contrôle qu’aucune dictature n’a pu posséder.

La société de la transparence, qui est fatalement celle de la surveillance permanence, va stopper la roue de l’histoire. Finies les ambiguïtés fécondes, les ombres protectrices, les obscurités où l’on se réfugie. Nous serons tenus de participer à la grande farandole des gens honnêtes. L’hypocrisie traditionnelle était la condition indispensable de notre liberté. Donc de notre existence. C’est l’individu qui meurt avec elle.

Une charge contre les tartuffes du XXIe siècle.

Le nouvel ouvrage d’Olivier Babeau, « éloge de l’hypocrisie« , publiée aux éditions du Cerf, disponible le 2 mars.

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