En 2016, le Royaume-Uni a fait le pari – un peu fou, de quitter l’Union européenne. Après de longues péripéties – et plusieurs gouvernements de sa Majesté, ce « Brexit » est devenu une réalité le 31 janvier 2020. C’est un séisme qui apporte avec lui de nombreux bouleversements, économiques, politiques et juridiques, dont le plein déploiement n’est évidemment pas encore réalisé – ni même probablement mesuré. Ce changement concerne toute l’Europe, mais plus particulièrement encore le secteur de la finance : Londres est la principale place financière de l’UE (et, selon les classements, du monde).

De façon schématique, la situation de la capitale britannique, désormais hors de l’UE, est un défi à la fois pour nos voisins d’Outre-Manche (en se désolidarisant de la construction communautaire, ils perdent les bénéfices qui y sont attachés, et notamment celui de pouvoir librement proposer leurs services financiers au sein du marché unique), mais également pour les entreprises européennes (qui se financent dans les banques installées près de la Tamise).

Depuis 2016, le secteur de la finance s’interroge sur son avenir, pris entre Londres et Bruxelles. Début 2020, celui-ci est loin d’être clairement tranché : les négociations entre le gouvernement de Boris Johnson et la Commission européenne se poursuivent, suscitant des tensions diverses – particulièrement autour de la place qu’aura demain la City vis-à-vis de l’Europe.
Dès l’annonce du Brexit la question a été posée de l’intérêt et de la pertinence, pour les opérateurs financiers tournés vers l’UE, de rester à Londres : si l’accès au marché unique est trop contraint et trop complexe (voire, surtout, encore très incertain), leurs activités pourraient en pâtir sérieusement.
Dans ce contexte incertain et mouvementé, plusieurs places financières du Vieux Continent ont immédiatement saisi que de nouvelles opportunités pouvaient s’ouvrir à elles : puisque des établissements envisagent de quitter, partiellement ou totalement, la capitale britannique pour délocaliser toutes ou parties de leurs activités, autant les attirer ! Paris est immédiatement entrée dans la compétition, avec une stratégie offensive et efficace. Mais elle n’était pas seule : Dublin, Francfort ou Luxembourg sont également en lice.

L’objet de ce policy paper est d’évaluer dans quelles mesures :

• Les prévisions qui avaient été faites pour ce « Brexodus » se sont avérées exactes ;

• Les places financières en lice (Dublin, Francfort, Luxembourg, Paris) en ont profité (et le cas échéant, laquelle en sort « gagnante » ?) ;

• Les risques qui pèseraient encore sur la place de Paris et sa réputation internationale.

 

 

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