Les recherches menées sur les défauts de formation en France montrent qu’ils engendrent des pertes de valeur ajoutée annuelle, par les vulnérabilités en compétences qu’ils ne comblent pas, de l’ordre de 94,5 milliards d’euros par an (soit 3,7 points de PIB). Ces pertes de valeur proviennent essentiellement de défauts de qualité des produits-services, de surtemps et de sous productivité pour réaliser les activités, de manque d’innovation/créativité et de pertes d’opportunités commerciales, cela par manque de compétences attendues.

Autrement dit, la formation intégrée, utile à l’entreprise et aux salariés en créant des compétences adaptées tant aux situations de travail qu’aux stratégies, par opposition à la formation désintégrée (ou gadget) déconnectée des situations réelles de travail et des stratégies, pourraient créer jusqu’à 94,5 milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire en France.

A l’heure ou la France cherche des leviers de reprise économique en raison du marasme provoqué par la crise Covid, inciter les entreprises et les organisations à développer les compétences des salariés par de la formation intégrée, pour gagner en qualité, productivité et créativité/innovation serait donc un levier offensif puissant de reprise. Aussi, en permettant aux entreprises de valoriser leurs investissements en formation intégrée à leur bilan, l’Etat trouverait là une incitation à la formation à la fois économique pour lui (0 dépense publique supplémentaire) autant que profitable pour une reprise durable (près de 4 points de PIB annuel sont en jeu).

Par répercussion, également, les acteurs privés et publics de la formation, notamment ceux de l’enseignement supérieur et de la recherche publique, seraient incités à développer plus encore des formations utiles et innovantes pour le monde du travail.

De nouvelles synergies entre les entreprises et les organismes de formation s’imposent, donc, en effet.

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Adilson Borges est Professeur de Marketing à Neoma Business School et le Past-President de l’Academy of Marketing Science. Titulaire d’un Doctorat et d’un HDR en Science de Gestion, il a plus de 25 ans d’expérience internationale dans la formation exécutive, l’enseignement supérieur et la recherche, la transformation et l’innovation dans les organisations, ayant travaillé et enseigné dans plusieurs pays tels que les USA, la France, le Brésil, et la Chine entre autres. Suivez-le sur LinkedIn or Twitter.

Laurent Cappelletti est diplômé de l’EDHEC Business School et docteur HDR en sciences de gestion. Il est professeur titulaire de chaire en comptabilité et contrôle de gestion du Conservatoire national des arts et métiers (Le CNAM) dont il est secrétaire de l’Assemblée des chaires et président du Collège des chaires. Il est également chercheur au laboratoire LIRSA du CNAM, directeur de programmes à l’institut de socio-économie ISEOR, coordinateur du réseau de recherche international sur le management des normes Tétranormalisation et expert à l’Institut Sapiens. Il a réalisé près de 200 publications scientifiques sur le contrôle de gestion de l’immatériel primées à deux reprises par l’Academy of Management (USA) et servant de matière à de fréquentes chroniques de vulgarisation notamment pour Les Echos et Le Monde.

Olivier Faron, professeur des universités, est administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) depuis 2013 et vice-président de la Commission Formation de la Conférence des Présidents d’Université depuis 2016. Il est ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé et docteur en histoire et titulaire d’une habilitation à diriger des recherches. Olivier Faron fut membre du cabinet de François Fillon, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche (1993-1995), directeur-adjoint du programme Dynamiques urbaines du CNRS (1997-1198) puis directeur-adjoint de l’Institut des sciences de l’homme de Lyon (2000-2005). Conseiller pour les sciences humaines et sociales et les relations entre science et société auprès de Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux nouvelles technologies (2004-2005), il rejoint ensuite la direction générale de l’enseignement supérieur en qualité de chargé de mission scientifique et pédagogique (2004-2005) avant d’être nommé directeur de l’École normale supérieur Lettres et sciences humaines de Fontenay-Saint-Cloud (2005-2009). Directeur général de l’École normale de Lyon (2010-2011), il rejoint le cabinet de Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, en qualité de directeur-adjoint en charge de l’enseignement supérieur (juillet 2011 – avril 2012).

Gilbert FONT. HEC et Sciences PO Paris , Diplomé d’Etudes comptables Supérieures,  a été Directeur Financier chez SAFRAN ,Directeur des Talents et de l’Université SAFRAN .Il a écrit un certain nombre d’articles sur l’évolution de la fonction financière  et des ressources humaines en particulier dans la Tribune. Il enseigne  sur ces thèmes en entreprise et Ecole de Commerce. iI travaille depuis plusieurs années sur le thème de la Confiance comme levier de transformation des entreprises dans le cadre de la Société Trust Management dont il est l’un des associés.

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