Une IA bat 20 avocats dans la détection de problèmes concernant des contrats commerciaux

Source : Developpez.com

L’IA LawGeex a battu 20 avocats dans le repérage de problèmes dans des contrats commerciaux. Plus précisément, cinq accords concernant la non-divulgation d’informations à propos de transactions commerciales ont été étudiés. Dans cet exercice, l’IA a réussi à déceler 94% des anomalies, contre seulement 85% pour les avocats. Toutefois le plus surprenant réside dans les temps mis de chaque côté. Les juristes ont livré leur verdict en 92 minutes contre 26 secondes pour LawGeex. Cette technologie pourrait aider les avocats dans leurs travaux et automatisée certaines tâches fastidieuses dans l’optique de libérer du temps pour traiter des dossiers plus complexes.

Notre analyse : Les applications de l’IA sont de plus en plus nombreuses. Seuls les métiers déjà très automatisés comme le travail à la chaîne ou les tâches répétitives comme le métier de caissier semblaient pouvoir être remplacés par une IA. Désormais nous voyons apparaître de potentielles applications dans de nombreux domaines demandant une réflexion poussée. Que ce soit dans le secteur médical avec la réussite des IA opposées à des docteurs dans la détection de cancers de la peau ou de tumeurs, dans le secteur financier avec l’IA Watson d’IBM qui est chargée de conseiller et de renseigner les clients, ou dorénavant dans le domaine juridique. Chaque nouvelle application de l’IA dans ses secteurs d’activités libère du temps et génère des économies pouvant être allouées de manière plus efficace. Dans le cas précis de l’IA LawGeex, cette dernière ferait gagner un temps précieux aux avocats et probablement au secteur juridique français dans sa globalité en automatisant certaines tâches fastidieuses, ce qui serait ressenti comme sensiblement positif par la population à la vue de la lenteur du système français.

 

IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour devenir leader du cloud hybride

Source : Le Monde Informatique

IBM a annoncé la plus grande acquisition de son histoire avec l’achat de Red Hat pour 34 milliards de dollars. Red Hat édite des logiciels open source et est également le premier distributeur du système d’exploitation GNU/Linux, mis au point comme alternative aux logiciels de Microsoft. Cet investissement vise à propulser l’entreprise en tête du marché du cloud hybride. Ce dernier permet aux entreprises de transférer en toute sécurité leurs applications métiers vers le cloud. Selon IBM, 80 % de la charge de travail des entreprises n’est toujours pas transposable dans le cloud en raison de la nature fermée du marché de l’informatique dématérialisée à l’heure actuelle. De ce fait, la PDG d’IBM, Virginia Rometty voit en ce secteur la prochaine source de croissance sur du marché.

Notre analyse : Le secteur privé et plus particulièrement les géants du numérique ressentent déjà le besoin d’accéder aux bases de données, tout en gardant leurs informations privées. Cette acquisition vise à développer les applications et les logiciels open source, tout en préservant les données privées des entreprises. Il faut également noter que cette annonce arrive après le rachat de la plateforme de stockage de logiciels GitHub en juin dernier par son principal concurrent Microsoft, et de la mise en open source début octobre de plus de 60 000 brevets par ce dernier pour aider Linux. La contre-attaque d’IBM dans le secteur de l’open source ne s’est donc pas fait attendre et s’avère aussi coûteuse que prometteuse.

 

La Tech européenne s’oppose au projet de taxe numérique sur les GAFAM

Source : Le Monde

Le mardi 23 octobre, Bruno Lemaire s’était rendu au Parlement européen pour plaider en faveur de la mise en place d’une taxe concernant le chiffre d’affaires des GAFAM et d’autres sociétés du numérique qui, grâce à des montages financiers, payaient très peu d’impôts en Europe. Ce projet rencontre donc une certaine réticence du côté des entreprises européennes du numérique, comme Spotify ou encore Zalando. Ces dernières craignent d’être les victimes collatérales de ce projet de loi, qui veut taxer les entreprises du numérique qui enregistrent un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros. Ce seuil est donc jugé trop faible puisqu’environ quarante entreprises européennes du numérique pourraient être concernées.

Notre analyse : Ce projet de taxe a pour but de faire payer aux GAFAM les impôts qu’ils ne payent pas en Europe, contrairement à nos entreprises du numérique. On peut en effet comprendre leurs inquiétudes face à cette potentielle hausse des coûts qui viendrait les fragiliser dans la concurrence qu’elles mènent face aux GAFA et aux BATX. Une augmentation du seuil au-dessus duquel la taxe s’active permettrait de libérer nos fleurons du numérique tout en prenant dans son filet les GAFAM, mais laisserait quelques entreprises étrangères s’en tirées à bon compte comme Airbnb.

 

Le Bitcoin fête ses 10 ans

Source : ZDNet

Le bitcoin a été créé il y a 10 ans. Les fondements de cette monnaie reposent dans le livre blanc, rédigé par le mystérieux Satoshi Nakamoto, et a contribué à la création d’une dizaine d’autres cryptomonnaies basées sur la technologie de la blockchain. Cette dernière permet désormais de réaliser des transactions sécurisées sans passer par les banques. Elle est utilisée dans les secteurs de la logistique, de la finance, ou encore de la santé. Toutefois le bitcoin reste une simple monnaie refuge et n’est toujours pas utilisé pour les transactions courantes. En effet le processus de transactions reste lent et les coûts peuvent être élevés.

Notre analyse : L’intérêt ici relève plus de la technologie en elle-même que du bitcoin en particulier. Même si celui-ci permet à certaines start-ups de débloquer des fonds, cette monnaie reste marginalisée dans la vie courante. La blockchain quant à elle permet de stocker des données numériques pour un coût minime, de manière décentralisée et sécurisée. Ces applications potentielles sont larges et commencent déjà à apparaître : en politique, une élection en ligne serait sécurisée et empêcherait les fraudes ; en finance, les transactions peuvent s’effectuer rapidement et pour un coût minime ; dans la production, elle pourrait permettre de vérifier la traçabilité des produits. Tant d’applications qui laissent envisager dans un futur proche de nombreux autres anniversaires.

Chargé de mission à l’Institut Sapiens depuis mai 2018. Actuellement en Master 2 Macroéconomie et politiques européennes à la faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg, il s’intéresse notamment aux problématiques liées aux sources de la croissance et du développement économique.

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