Les Intelligences Artificielles (I.A.) progressent dans tous les secteurs. Je vous propose de nous pencher aujourd’hui sur les nouveaux outils que nous utiliserons bientôt dans ces moments où l’on a parfois l’impression de perdre son temps, j’ai nommé : la réunion !

Si vous me lisez depuis quelque temps, vous connaissez maintenant la différence entre un logiciel et une Intelligence Artificielle (et vous savez alors aussi que je trouve ce terme mal employé) : on parle d’I.A. lorsque le programme démontre une réelle capacité cognitive. En d’autres termes, les I.A. font preuve d’apprentissage au cours du temps et sont capables d’améliorer leurs performances au fil du temps.

Les solutions de visioconférence ne font pas exception et des programmes plus intelligents commencent à poindre le bout de leur nez. Des assistants virtuels (ce qu’on appelle des chatbots) sont par exemple aujourd’hui capables de prendre des notes, qui seront retranscrites pour une exploitation ultérieure (le très fameux « compte-rendu de réunion ») ce qui augmente la productivité souvent décriée dans ces moments d’échange. Les participants peuvent ainsi se focaliser sur la discussion. L’I.A. s’occupe de son côté de sélectionner les éléments les plus utiles, et est capable de les lier aux notes prises. Tout ceci, donc, en faisant preuve d’apprentissage et en améliorant leurs performances !

Et ne l’oublions pas, ces I.A. collectent un grand nombre de données sur les participants (présents ou virtuels, en visioconférence par exemple), enregistrant d’énormes masses de données placées sur le Cloud. Ces I.A. sont capables de déterminer progressivement la durée optimale de la réunion, le nombre idéal de participants ou le meilleur moment de la journée pour programmer la réunion. Couplées aux systèmes de reconnaissance faciale, elles seront un jour capable par exemple de détecter la fatigue ou l’ennui des participants. L’analyse de la voix, du ton et du contenu, est aussi étudiée par des chercheurs, avec l’idée de pouvoir suggérer des liens entre personnes potentiellement dotées de compétences complémentaires.

Chaque participant pourra alors être évalué, par exemple pour calculer son niveau d’engagement, et pourquoi pas être remplacé par des « performers » mieux notés, plus créatifs ou plus impliqués. À plus long terme, c’est l’avenir même de ces réunions qui est en jeu. Les I.A., par les questions posées au fil de l’eau via les chatBots, par leur connaissance de l’organisation et de la demande métier, pourraient même d’elles-mêmes positionner les jalons habituellement fixés dans ces moments qui ne deviendraient plus que des sortes de validation, opérées par quelques managers, encore une fois très rapidement, productivité oblige.

La complexité des sujets fait que ce n’est pas pour demain, mais il ne faut pas s’y méprendre : des recherches ont bien lieu dans ce domaine et les serveurs enregistrent déjà ces fameuses masses d’informations dont les I.A. se nourrissent pour affiner leurs traitements.

Restons positifs : la réunionite va bien finir par disparaitre un jour !

Après des études de biologie et deux années dans les forces spéciales, Stéphan Le Doaré se tourne vers l’informatique. Actuellement gérant de la société DSI Concept à Marseille, il conseille les entreprises dans la structuration de leur système d’information. Son deuxième roman aborde l’Intelligence Artificielle et le Transhumanisme d’un point de vue social et prospectif. Les conférences qu’il anime sur le sujet de l’I.A. replacent ce thème dans les contextes géopolitique, économique et sociétal. Il est également membre du LICA (Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle)

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