Crédit : Jeff Bezos / Blue Origin

 

Jeff Bezos veut envoyer 1000 milliards d’humains dans les colonies spatiales

Source : Siècle Digital

Lors d’une conférence, Jeff Bezos a annoncé qu’il souhaitait construire des vaisseaux géants capable d’accueillir des sociétés humaines de 1000 milliards d’individus dans des conditions optimales. Un projet dont le milliardaire rêve depuis le plus jeune âge et qu’il compte bien mener à bien, tout en précisant que ce seront les générations futures qui devront fabriquer ces vaisseaux, étant donné tout le chemin qu’il reste à parcourir avant de surmonter les nombreux défis techniques. L’ambition du patron d’Amazon est sans limite. En s’inspirant des écrits de Thomas More, Jeff Bezos imagine des capsules géantes qui flotteraient dans l’espace à l’intérieur desquelles une sorte d’environnement artificiel procurait à l’homme tout ce dont il a besoin. Zones agricoles, paysages montagneux, transports en commun, villes… tout cela contenu dans des capsules en orbite. « Je veux que nous puissions imaginer des environnements idéaux, sans limite. Pas de pluie, pas de tremblement de terre. Nous n’aurions plus besoin de planète » a-t-il déclaré. Il s’est engagé à démarrer les recherches et à commencer à conceptualiser la manière dont ce projet fou pourrait se concrétiser.

Notre analyse : A rebours de la collapsologie qui prône la restriction de l’exploitation des ressources terrestres et martèle le slogan « nous n’avons qu’une planète, sauvons-là ! », Jeff Bezos est persuadé que la Terre n’est que le berceau de l’humanité et que l’Homme est destiné à s’en émanciper. Ce sont deux visions de l’homme qui s’affrontent. Pour les premiers, l’Homme devrait renouer avec son animalité, son état primitif ou tout du moins limiter ses désirs et apprendre à vivre simplement. Pour le second, l’Homme doit aller jusqu’au bout de sa destinée, pousser jusqu’au bout ce qui le différencie des autres espèces, c’est-à-dire devenir « Homo Deus ». Comme l’a bien montré Yuval Noah Harari, ce qui différencie l’homme des autres animaux est son imagination, sa capacité d’abstraction du monde réel et à créer des fictions pour coopérer et contrôler son environnement. Rousseau soulignait déjà au XVIIIè siècle qu’une des facultés essentielles de l’Homme est sa capacité à « se perfectionner ». Si le projet de Jeff Bezos parait invraisemblable en 2019, rien ne nous indique que les mentalités ne vont pas évoluer et que dans quelques siècles l’idée de vivre dans des vaisseaux géants flottant dans l’espace ne paraîtra pas évidente. Comme le fait remarquer Idriss Aberkane, une idée révolutionnaire passe toujours par trois stades : elle paraît d’abord impossible, puis dangereuse et enfin évidente. Jeff Bezos est-il un mégalomane atteint de la folie des grandeurs ou un visionnaire qui apportera au patrimoine de l’humanité la plus grande contribution qu’aucun individu n’ai jamais apportée ? Seul l’avenir nous le dira !

Facebook développe une machine capable de lire dans nos pensées

Source : Futurism

Dans une récente interview donnée à l’Université d’Harvard, Zuckerberg aurait révélé que Facebook travaillait sur une technologie permettant aux utilisateurs de naviguer sur le réseau social ou même de d’écrire des messages avec leur esprit. En plus d’accéder aux données de ses utilisateurs à partir de leurs smartphones et ordinateurs, Facebook pourrait ainsi y accéder directement à partir de leur cerveau. Interrogé sur les problèmes éthiques que soulevait cette technologie, Zuckerberg aurait répondu simplement : « ce serait juste quelque chose que quelqu’un choisirait pour utiliser un produit ». L’idée fondamentale derrière ce projet est de faire du cerveau un objet connecté qui pourrait interagir avec les autres. Cette annonce survient à une période où l’entreprise a perdu la confiance de certains de ses utilisateurs à la suite de plusieurs scandales de violation de la vie privée.

Notre analyse : Si la lecture dans les pensées présente des avantages certains – elle permet notamment à des personnes tétraplégiques d’utiliser un ordinateur ou un smartphone – certaines utilisations font peser une menace considérable sur la liberté individuelle et la vie privée. Nos pensées ont cela de différent de nos actes qu’on ne les contrôle pas forcément. Elles sont l’ultime refuge de notre esprit. Avec l’avènement de l’ère numériques et de la surveillance de masse, notre cerveau est l’unique sphère privée qu’il nous reste, l’unique bastion de notre intimité. Franchir cette limite, c’est abolir la vie privée et entrer dans une société de la transparence où il n’y a plus d’endroit où se cacher. La volonté même de « se cacher » paraîtra suspecte – pourquoi se cacher si on a rien à se reprocher ? Souhaitons-nous accorder ce pouvoir à Facebook dont les agissements sont peu soucieux du respect de la vie privée de ses utilisateurs ? Et l’on souhaite encore moins l’accorder à un monopole de la violence légitime. La lecture de nos pensées à des fins de prévision des actes violents mettrait fin à la séparation entre « pensée » et « acte ». N’importe quelle idée qui nous traverse l’esprit, fût-elle dangereuse, pourrait devenir un motif d’incrimination et d’emprisonnement. Cette technologie est sûrement l’une des plus dangereuses qui pèse sur la liberté individuelle.

L’Intelligence Artificielle peut à présent prédire la mort mieux qu’un médecin

Source : Le Big Data

L’intelligence artificielle, à travers le Machine Learning, progresse de manière significative dans le domaine de la médecine. Une équipe de chercheurs finlandais vient de créer un algorithme capable de déceler les risques d’attaques cardiaques avec une précision supérieure à celle des experts. Perfectionnée grâce à un échantillon de 1000 personnes, l’IA analyse des données venant du cœur et de l’afflux sanguin et détermine un score de risque individuel à chaque patient. L’outil Machine Learning a permis d’améliorer l’algorithme et celui-ci a aujourd’hui une précision d’environ 90%.

Notre Analyse : Le domaine de la médecine est un secteur en plein bouleversement. Les nouvelles technologies permettent de faire émerger de nouveaux outils d’aide à la décision pour les experts du secteur. Ce rapide développement ne devrait pas se tarir en raison de ses spécificités. L’Intelligence Artificielle, pour fonctionner et pour s’améliorer, a besoin de quantités importantes de données. Les projets visant à  prédire des maladies ou à donner des informations sur d’éventuelles carences permettront d’améliorer notre santé et notre espérance de vie. Les chercheurs du domaine n’ont donc aucun mal à trouver des individus acceptant de porter des dispositifs pour récupérer leurs données personnelles en échange de quoi les chercheurs pourront leur donner des informations pertinentes sur leur santé. Les progrès dans le secteur de la médecine vont donc se développer plus rapidement que dans d’autres secteurs et nous permettre d’améliorer toujours plus notre santé.

« Robots tueurs » : un rapport dénonce une dangereuse « course à l’armement »

Source : Usbek & Rica

En 2017, Vladimir Poutine avait déclaré « celui qui deviendra le leader [en Intelligence Artificielle] sera le maître du monde ». Aujourd’hui, l’IA permet de développer de nouvelles formes d’armes : les armes létales autonomes. Plusieurs ONG s’alarment du danger que représentent ces nouveaux outils capables de repérer et d’attaquer une cible individuelle sans aucune intervention humaine. Plusieurs spécialistes du secteur déclarent que cela représente la « troisième révolution militaire » (après la poudre à canon et le nucléaire). Il existe 7 pays en avance dans ce domaine : les Etats-Unis, la Chine, La Russie, le Royaume-Uni, la France, Israël et la Corée du Sud.

Notre Analyse : L’introduction de l’IA dans le domaine militaire n’est pas nouvelle mais l’apparition de ces « robots tueurs » est inquiétante. Ainsi de nouvelles applications émergent et des risques non négligeables apparaissent. Le développement de ces « robots tueurs » représente la délégation de la décision de vie ou de mort à un algorithme. Ainsi, de nombreuses questions se posent quant à la conception de ces algorithmes. De plus, nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer les conséquences de dysfonctionnement ou de cyberattaques sur ces machines. Aujourd’hui, le nombre de cyberattaques ne cesse d’augmenter et si elles se propagent à ces robots, les conséquences seraient désastreuses. Enfin, cela pourrait augmenter le nombre d’attaques anonymes perpétrées par des groupes terroristes comme cela existe déjà aujourd’hui.

Une pensée sur “Colonies spatiales, Facebook, IA et robots tueurs : les infos tech à ne pas manquer de la semaine du 13 mai”

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