Des chercheurs déjouent la reconnaissance visuelle d’une IA avec des pancartes

Source : Numerama

Des ingénieurs de l’Université belge de KU Leuven ont publié une vidéo où ils déjouent la reconnaissance visuelle de l’intelligence artificielle YOLOv2. On observe sur la vidéo que l’IA est capable de reconnaître les chaises dans la pièce ainsi que les humains. Or, les chercheurs montrent qu’il suffit de tenir une pancarte imagée entre ses mains pour perturber l’IA et l’empêcher de reconnaître l’humain derrière. La pancarte ne cache pourtant qu’une petite partie du buste de l’ingénieur qui reste largement reconnaissable pour n’importe quel autre humain. L’article rappelle que ce phénomène n’est pas nouveau : en 2013, les technologies de reconnaissance d’image avaient déjà été trompées par une série de maquillages et coiffures.

Notre Analyse: Cet exemple montre que si l’IA est capable de faire des connexions qui surpassent les capacités humaines – comme reconnaître les cancers avec un taux de réussite plus élevé que les meilleurs médecins – elle est encore loin d’être infaillible et commet des erreurs qu’un humain ne commettrait jamais. Ce paradoxe a un nom : le paradoxe de Moravec. Il signifie que le raisonnement intellectuel de haut niveau est plus facile à simuler en informatique que les taches sensorimotrices que l’humain n’aura pas de difficulté à réaliser. Dès lors, peut-on confier à l’IA des responsabilités telles que la conduite d’une voiture alors qu’elle commet encore des erreurs aussi basiques ? Comment réagira-t-elle si elle croise, par exemple, un manifestant muni d’une pancarte ? Beaucoup de choses qui paraissent évidentes à l’être humain ne le sont pas pour l’IA, ce qui constitue une réelle limite à la confiance qu’on peut lui accorder.

 

Moon : il est maintenant possible de payer en bitcoins sur Amazon

Source : Journal du Coin

Le processeur de paiement « Moon », dont une extension est disponible sur Google Chrome, permet depuis le 23 avril de réaliser des achats en bitcoins sur le site de e-commerce Amazon. Si pour l’instant, l’interface ne permet de payer que sur Amazon, d’autres sites devraient bientôt bénéficier de ce service, notamment Domino’s Pizza, AliExpress, eBay ou encore Etsy. Amazon n’accepte pas encore le paiement en bitcoin mais le service Moon permet de convertir automatiquement, sans frais, les bitcoins en monnaie nationale qui sera ensuite envoyée au site Amazon.

Notre Analyse: La résistance contre les monnaies « conventionnelles » s’organise. Après l’annonce de Facebook de la création de sa propre crypto-monnaie, une extension Google Chrome permet maintenant de réaliser des achats sur internet en bitcoin. Cette nouvelle infrastructure numérique permet de déjouer la réticence des sites d’e-commerce à accepter les paiements en bitcoin en passant par un tiers de confiance – Moon. Cette solution va donc contribuer un peu plus à faire du bitcoin une réelle monnaie, c’est-à-dire un pouvoir d’achat généralisé, un moyen de paiement universel. Cette condition est indispensable pour que le bitcoin séduise au-delà de son noyau idéologique. Les consommateurs ont avant tout besoin d’une monnaie stable et avec laquelle ils peuvent réaliser leurs achats. Si les crypto-monnaies sont incapables de rendre ce service elles demeureront marginales. C’est donc un pas supplémentaire vers la démocratisation du bitcoin qui a été réalisé.

 

L’IA discriminatoire 

Source : Presse Citron

Selon une étude de AI Now Institute, l’intelligence artificielle souffre de difficultés liées à la diversité. Selon les chercheurs, 80% des formateurs dans le domaine de l’IA sont des hommes. De plus, le taux de personnes de couleur blanc dans les grandes boites spécialisées en nouvelles technologies de la Silicon Valley varie entre 96% et 97,5%. En raison d’une proportion écrasante d’hommes blancs sur le terrain de la programmation et du big data, les algorithmes de l’IA risquent de reproduire les problèmes de la société actuelle, dont celui de la discrimination.

Notre analyse : Même si l’introduction des algorithmes est destinée à faciliter plusieurs processus ‘quotidiens’ des entreprises, elle peut également entrainer des difficultés au niveau de discrimination de certaines catégories de personnes. La reproduction des comportements des développeurs des algorithmeslors de la programmationtraduit la présence des biais et accentue certains problèmes sociaux. Ce qu’on nomme une ‘catastrophe de la diversité’ fait un appel à la réflexion sur l’éthique des algorithmes. Certains principes de l’éthique des algorithmes ont été déjà formulé, dont les « 7 éléments essentiels pour parvenir à une IA digne de confiance » par la Commission européenne. Parmi ces derniers, le principe de diversité, non-discrimination et équité désigne l’IA comme un vecteur de sociétés équitables. Toutefois, peut-on revendiquer la non-discrimination des algorithmes sachant que ses développeurs sont le plus souvent des gens de conviction ? On se retrouve ainsi devant la nécessité de la détection et de la prédiction des actions discriminatoires des algorithmes, ainsi que de leur évaluation avant la mise en échelle. Les éthiciens, deviendront-ils des évaluateurs de logiciels ?

  

Première cœur imprimé en 3D

Source : Science Daily

Une autre avancée médicale majeure : les chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont « imprimé » le premier cœur artificiel vascularisé en 3D en utilisant les cellules et les matériaux biologiques d’un patient. Jusqu’à présent, les scientifiques en médecine régénérative, un domaine situé au carrefour de la biologie et de la technologie, ont réussi à imprimer des tissus simples sans vaisseaux sanguins. Cette fois-ci un organe a été reproduit avec la reprise des cellules, vaisseaux sanguins, ventricules et cavités.

Notre analyse: Après un succès formidable de la chirurgie en distance, l’impression d’organes ne semble plus irréaliste. A ce stade d’expérimentation, le cœur en 3D est petit, de la taille d’un cœur de lapin. Toutefois, la technologie utilisée lors de sa création est apte à reproduire le cœur humain. Les chercheurs prévoient maintenant de cultiver les cœurs imprimés dans le laboratoire et « leur apprendre à se comporter » comme des vrais cœurs. Plusieurs années à passer pour la recherche, on admire toutefois cette avancée qui pourra vaincre un jour des maladies cardiaques.  La transplantation cardiaque est actuellement le seul traitement disponible pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque au stade terminal. La reproduction d’un cœur adapté individuellement à chaque patient fait penser à l’utopie, mais donne quand même de l’espoir.

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