L’IA et la robotique renforcent la résilience aux catastrophes naturelles

Source : SingularityHub

Les nouvelles technologies rendent notre société plus résistante aux catastrophes naturelles. Pour citer quelques exemples, l’intelligence artificielle permet de prédire quelles zones vont être les plus touchées par un tel évènement et de dresser une carte avec des informations exhaustives renseignant sur les événements météorologiques à venir. Sur la base de l’infrastructure de la ville et des désastres naturels passés, l’IA peut conseiller des méthodes et structures de prévention adaptés aux risques (imminents ou non). De plus, la combinaison entre l’IA et la robotisation permet de rendre les robots autonomes en cas d’urgence, alors que leur rôle se limitait jusqu’ici à de l’assistance. La robotique permet également de construire rapidement des abris d’urgence à faible coût. Enfin, les drones nouvelle génération conduisent à des progrès dans la localisation des survivants et la livraison de provisions et de fournitures dans les régions isolées.

Notre Analyse : Un point essentiel mais souvent négligé concernant les dégâts causés par le changement climatique est que ces dégâts ne sont pas seulement fonction de l’augmentation du rythme des catastrophes naturelles, mais aussi (et surtout) de notre capacité en tant que société à limiter ces dégâts. Ce facteur n’est pas du tout mineur, au contraire. On observe grâce aux données disponibles sur « Our World In Data » que si le nombre de catastrophes naturelles rapportées a grandement augmenté de 1940 à 2005, le nombre de décès liés aux catastrophes naturelles a drastiquement diminué sur cette même période. Bien sûr, l’enjeu à long terme est de lutter contre le changement climatique, mais maintenant qu’il est là et qu’il va falloir composer avec cette contrainte, la croissance économique et l’innovation qui en découle demeurent des alliés majeurs. Paradoxalement, si le modèle de croissance actuel est la cause du changement climatique, son inverse, la décroissance, ne ferait qu’empirer la situation en désarmant l’humanité face à ce fléau. La solution à la fois de court terme et de long terme réside donc plus dans la « croissance verte » que dans l’extrême sobriété.

Design génératif : la première chaise pensée par une IA

Source : Objet Connecté

L’IA est capable de générer des modèles d’objet en respectant des contraintes qui lui ont été imposées. Cela s’appelle le « design génératif ». Ici, l’IA a créé un modèle de chaise qui utilise le moins de matériaux possibles tout en offrant la meilleure des résistances possibles. Le résultat est surprenant, comme le mentionne Philippe Stark, célèbre designer ayant participé au projet, « c’est le premier siège qui n’a pas été façonné par notre cerveau, nos habitudes et notre raisonnement habituel. Il n’est lié à aucune culture, souvenir ou influence. » La seconde chaise est aussi surprenante par la complexité des pliages imaginés par l’IA : aucun humain n’avait jusqu’ici pensé à une telle configuration.

Notre Analyse : Cet exemple montre que l’IA permet à l’homme d’optimiser l’utilisation de ses ressources en l’aidant à confectionner des objets qui en consomment le moins possible. Cette application est essentielle car, avant d’être limitée par les ressources naturelles effectivement à notre disposition, notre richesse est d’abord limitée par notre capacité à utiliser ces ressources de la meilleure manière qui soit. La donnée fondamentale qui entre en jeu est donc la connaissance. Et de la connaissance, l’IA en crée énormément. La « pensée » de l’IA (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme) est inhumaine mais c’est pour cette raison qu’elle est si précieuse : elle élargit le champ de vision humain et le pousse à emprunter des chemins inhabituels. L’IA ne remplacera pas l’homme, elle est le complètera.

Le contrôle social du « Big Brother » chinois s’implante en Australie

Source : The Epoch Times

L’Australie s’apprête à imiter le régime chinois concernant la surveillance des citoyens. Un système de contrôle des activités réalisées sur les téléphones portables verra le jour dans la ville de Darwin (située au nord du pays). Ces activités seront ensuite traitées afin de générer un système de « crédit social » pour chaque habitant. La ville s’est donc dotée « de haut-parleurs, de caméras et de wifi pour surveiller les activités, les déplacements, les sites et les applications utilisées » par les citoyens sur leur smartphone. Le but affiché de ces dispositifs est de créer une alerte destinée aux autorités locales lorsqu’une « barrière virtuelle » est franchie ; mais la nature de ces barrières ainsi que le type d’activité qui les déclenchera ne sont pas encore connus…

Notre Analyse : La diffusion du système de « crédit social » développé par le Parti Communiste Chinois (PCC) au-delà des frontières du pays est une première. Des observateurs australiens se sont rendus à Shenzhen (ville dans laquelle le PCC teste ce dispositif) afin d’étudier le mode de fonctionnement de la technologie. D’après les responsables australiens, la mise en place de cette « ville intelligente » est inoffensive ; malgré tout, le développement de ces techniques pose problème. La collecte des données des citoyens (échanges de messages, déplacements, sites consultés…) et leur utilisation peuvent engendrer des dérives et entraver les libertés individuelles. Le système de scoring est aujourd’hui présent partout, c’est notamment le cas dans l’économie collaborative où le prestataire et le client peuvent se noter mutuellement afin de générer des informations qualitatives au public. Il existe d’ailleurs des sanctions possibles, c’est notamment le cas avec Uber en Australie et en Nouvelle-Zélande où un client avec une note en dessous de 4 étoiles (sur 5) se voit banni de la plateforme durant 6 mois. Malgré tout, comparons ce qui est comparable : une grande quantité de données diversifiées dans les mains d’un seul acteur pose des problèmes de sécurité et de liberté globale.

Brave, le navigateur Internet qui veut nous payer pour regarder des publicités

Source : Tom’s guide

Le navigateur respectueux de la vie privée, Brave, propose une nouvelle formule à ses utilisateurs : une rémunération pour ceux qui choisissent de regarder des publicités. Jusque-là, le navigateur s’était démarqué par sa volonté de ne pas imposer les publicités intrusives (notamment les pop-ups) aux utilisateurs, mais Brave va plus loin et a décidé de compenser la suppression des publicités classiques par une rémunération pour ceux qui choisissent de les regarder. Ainsi, Brave vous proposera dans les moments « non-intrusifs » (pas durant le visionnage d’une vidéo par exemple) de regarder une ou plusieurs publicités. La contrepartie est le paiement de 70% des revenus générés par la publicité. Au début ces jetons ne pourront être utilisés que pour des dons à de sites d’informations ou à des créateurs mais à terme Brave souhaiterait qu’ils puissent se transformer en bons d’achat ou même en argent sonnant et trébuchant.

Notre Analyse : La proposition de Brave est intéressante et fait évoluer le modèle économique des navigateurs Internet. Le fait de partager les gains des publicités choisies par l’utilisateur en échange d’un plus grand respect de la vie privée permet une meilleure prise de conscience du fonctionnement de ces plateformes internet. Trop souvent nous oublions que « la gratuité de ces plateformes » vient de l’utilisation de nos données et des publicités. Cette proposition est intéressante mais cela ne changera pas fondamentalement la répartition des parts de marché du secteur. La suprématie de Chrome (comme de Google pour les moteurs de recherche) ne s’effondrera pas en raison d’une compensation financière pour le visionnage de publicités. Malgré tout, le développement de ces nouveaux acteurs (Qwant, Brave, etc.) permet une prise de conscience collective sur l’utilisation de nos données et sur les potentielles atteintes à nos libertés individuelles. Par exemple, Google Chrome a rendu la navigation privée vraiment privée en effaçant automatiquement les traces de nos passages sur les sites internet suite à l’émergence de plateformes plus respectueuses de nos libertés.

Laisser un commentaire