Premiers essais d’Hyperloop à Toulouse

 Source : Numerama

Le premier test grandeur nature d’un système de transportation l’hyperloop aura lieu début avril à Toulouse. Une plateforme d’essai de cette technologie de transport de passagers et de marchandises, conceptualisé par Elon Musk en 2013, est lancée par une entreprise de recherche américaine « Hyperloop Transportation Technologies ». La construction d’un réseau de tubes d’une longueur de 320 mètres avec une capsule pressurisée est en train d’être finalisée, les derniers préparatifs étant la mise en place d’un système de pompes à vide exclusif susceptibles de retirer l’air des tubes et d’empêcher les dysfonctionnements entre la capsule et le tunnel. Avec une vitesse de croisière estimée à 1000km/h, ce nouveau mode de transport pourrait totalement révolutionner notre appréciation des distances.

Notre analyse : Si le succès, encore hypothétique, de l’hyperloop ouvre d’immenses opportunités, son introduction à l’échelle dans un futur proche peut être questionnée. Tout d’abord, du côté de transport de passagers, à long terme cette technique influencera sans aucun doute le changement des habitudes des voyageurs et, par conséquent, symbolisera une concurrence renforcée sur le marché face aux modes de transports traditionnelles. En ce qui concerne le secteur du commerce, il révolutionnera également grâce à l’amélioration du service client rendue possible avec une livraison accélérée des marchandises et des produits alimentaires périssables. Avec toutes ces évolutions on s’attend sûrement à la révision des techniques de logistique et de gestion de supply-chain nécessaires afin de suivre le progrès du secteur.

Une autre question qui doit être posée est celle de la sécurité : un voyage en capsule à la vitesse de 1000 km/h laisse quand même un petit doute quant à ‘l’arrivée hors danger’ au point de destination. Un nombre d’essai assez considérable doit être mené avant de placer des humains dans ce tube, et de l’introduire comme une mode de transport quotidien. Néanmoins, autrefois on avait également des peurs identiques concernant le métro, tandis qu’aujourd’hui un citoyen d’une grande ville ne peut pas imaginer sa vie sans ce mode de transport. L’Hyperloop, deviendra-t-il alors le train du futur, et, surtout, accessible à tous ?

 

Une bibliothèque lunaire : nouvelle forme de sauvegarde des informations

 Source : Euronews

Une archive des connaissances humaines « LunarLibrary » contenant 30 millions de pages se dirige vers la Lune pour « sauvegarder la civilisation ». Cette bibliothèque gravée sur un disque métallique au format DVD permettra à nos descendants d’avoir accès aux informations conservées au cas où l’humanité serait dévastée par un cataclysme. La bibliothèque est couverte par une couche protectrice et une isolation, ayant pour but de le protéger des micrométéorites qui frappent régulièrement la Lune. Pour l’« Arch Mission Foundation », l’association à but non lucratif qui est à l’origine de ce projet, l’un des principaux défis de l’humanité est l’amnésie concernant les erreurs passées et l’absence de contre-mesures pour leur répétition.

Notre analyse : Le lancement de la bibliothèque lunaire reste une démarche principalement symbolique, mais toujours importante. Selon Nova Spivack, l’un des co-fondateurs du projet, la civilisation contemporaine est responsable du partage avec les futures générations de notre connaissance historique de tous les grands succès, ainsi que des échecs de l’humanité. Il a certainement raison.  On ne peut pas nier un risque de la disparition de toutes les informations du monde dans le cas d’un désastre environnemental. En outre, la « LunarLibrary » peut être regardée comme un encouragement à réfléchir à la place de l’homme dans l’univers, ainsi qu’un appel à l’attitude plus prudente envers notre planète. Toutefois, avec un lancement de la bibliothèque lunaire, et une émergence du tourisme spatial, une nouvelle tendance de la ‘conquête de l’espace’ par l’humain a actuellement le vent en poupe.

 

Taxe GAFA : le gouvernement se lance malgré les critiques

Source : Les Echos

Dans le but de contraindre les géants du numérique à payer plus d’impôts en France, le projet de loi présenté la semaine dernière, prévoit une taxation de l’ordre de 3% sur le chiffre d’affaires. Cette taxe est destinée aux entreprises du numérique ayant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et 25 millions en France. Pour les acteurs du secteur, cette taxe sera entièrement répercutée sur les clients ; « les GAFA ne paieront in fine que très peu ». De plus, beaucoup de voix s’élèvent concernant la complexité de calcul de la base fiscale de ces géants et sur les potentielles conséquences sur les entreprises françaises du secteur.

Notre analyse : Malgré le critère de justice fiscal que représente ce sujet, l’instauration d’une telle taxe en France ne semble pas pertinente. En effet, de nombreux aspects sont à prendre en considération sur ce sujet. Tout d’abord, les géants du numérique possèdent, en France, un pouvoir de marché considérable qui leur permettront de répercuter l’intégralité de la taxe sur les consommateurs. De plus, le résultat de la mise en place de cette taxe sera globalement négatif du fait du pouvoir de négociation qu’ont les géants du numérique face au gouvernement. La France ne représente en effet qu’une très faible part des activités de ces entreprises ; autrement dit : la France a plus besoin des GAFA qu’eux n’ont besoin de la France.

Il est donc nécessaire que ce projet de taxe soit européen et non uniquement national pour que le rapport de force s’équilibre. Malheureusement, aujourd’hui, certains États membres de l’Union ne souhaitent pas instaurer une telle taxation par peur de pertes fiscales attendues notamment pour les États avec les fiscalités les plus avantageuses. Enfin, si la France se lance dans cette taxation pour les entreprises du numérique de manière isolée, cela pourrait affecter unilatéralement les entreprises françaises par rapport à leurs voisins européens et baisser la compétitivité des acteurs nationaux.

 

Comment l’agriculture est bousculée par le numérique

Source : Le Monde

Aujourd’hui « les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle la plus connectée ». Le métier d’agriculteur évolue et utilise de plus en plus les nouvelles technologies. Les innovations technologiques sont de plus en plus présentes dans les fermes et ne concernent plus seulement les grandes exploitations. Ces nouvelles technologies permettent une rationalisation de la production avec une meilleure connaissance des besoins. Ainsi des gains économiques et écologiques sont attendus. Les bénéfices potentiels de ces technologies numériques sont importants et ne sont pas uniquement présents dans la production en elle-même mais aussi dans la mise en relation des agriculteurs avec leurs partenaires ou avec leurs clients.

Notre analyse : Ces nouvelles technologies ont besoin d’être alimentées continuellement en données. L’Europe est actuellement en retard par rapport aux États-Unis où toutes les machines agricoles récupèrent des données exploitables et où les start-up agri-tech reçoivent 70% des investissements mondiaux (contre 15% en Europe). Il est primordial que l’Europe construise ses propres bases de données afin de ne pas devenir dépendante des USA dans ce domaine. L’intelligence artificielle représente le futur de l’agriculture ; elle peut être une réponse aux enjeux environnementaux (grâce à une rationalisation de l’utilisation des intrants) et face aux manques de ressources des exploitants (l’agriculture de précision permet de meilleurs rendements).


Informations analysées par Anastasiia Kyrylesku, et Antoine Tantot, chargés d’études à l’Institut Sapiens. 

Une pensée sur “Bibliothèque lunaire, Hyperloop et agriculture : les infos techs à retenir de la semaine du 4 mars”

  1. Dans les années 70, nous avions envisagé avec un groupe de copains de réaliser un système de lanceur de navette de métier à tisser ultra rapide avec d’un coté du piston du vide et de l’autre coté une relative forte pression 10 bars,( ça a fonctionné, mais notre client a reculé devant la mise en œuvre qui avait un coût difficilement amortissable) Avec le recul je pense aujourd’hui qu’il y aura avec l’hyperloop des problèmes sur de longues distances de frottement d’air sur les parois des capsules à moins que les gens d’HTT aient trouvé une solution de compromis (entre les distances aux parois et l’étancheïté pour conserver un vide relativement efficace)
    nb je ne sais pas si ils ne réinjectent pas l’air en avant de la capsule, en arrière de celle-ci, plus de l’air comprimé?

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